Au Sénégal, le prêt islamique se définit par un financement qui respecte les principes de la finance islamique, notamment l'interdiction de l'intérêt (riba), l'incertitude excessive (gharar), et les investissements dans des secteurs considérés comme non éthiques selon la charia, tels que l'alcool, le tabac, et le jeu, offrant ainsi aux musulmans et aux autres intéressés des options de financement alignées avec leurs convictions religieuses et éthiques.
Au Sénégal, les structures du crédit halal comprennent des produits tels que le Mourabaha, où la banque achète un bien et le revend à l'emprunteur à un prix convenu incluant une marge bénéficiaire fixe, le Musharaka, un partenariat entre la banque et l'emprunteur pour un projet spécifique avec partage des profits et des pertes selon des proportions convenues, et l'Ijara, équivalent à un leasing où la banque acquiert l'objet du leasing et le loue à l'emprunteur, reflétant l'engagement de ces institutions à fournir des solutions conformes à la loi islamique.
Au Sénégal, le développement du prêt islamiqu est soutenu par l'existence d'institutions financières islamiques ainsi que par l'introduction de fenêtres islamiques au sein des banques conventionnelles, permettant une diversification des services financiers disponibles et offrant aux consommateurs des alternatives conformes à leurs préférences religieuses et éthiques.
Au Sénégal, le prêt islamique joue un rôle crucial dans l'inclusion financière, en permettant à ceux qui, pour des raisons religieuses, se seraient autrement tenus à l'écart du système bancaire traditionnel, d'accéder à des services financiers, contribuant ainsi au développement économique du Sénégal en mobilisant des capitaux supplémentaires pour le financement de projets dans divers secteurs.